L'expansion de votre entreprise canadienne vous offrira des opportunités intéressantes, mais posera également des défis importants en matière de conformité. Si vous ne mettez pas en place une gestion efficace des risques liés aux technologies financières, votre entreprise pourrait subir des conséquences juridiques coûteuses.
Nous sommes là pour vous aider à éviter les pièges juridiques en vous guidant dans la gestion des risques liés aux technologies financières. En suivant nos conseils, vous pourrez mettre en place un cadre solide de gestion des risques liés aux technologies financières et rester en conformité.
Exigence de la Banque du Canada relative à un cadre de gestion des risques (CGR)
La Banque du Canada exige que tous les fournisseurs de services de paiement (FSP) établissent et maintiennent un CGR. Il ne s'agit pas seulement d'une bonne pratique, mais d'un ensemble de documents officiels décrivant la manière dont votre entreprise identifie, évalue et gère les risques opérationnels. Votre CGR doit couvrir :
- L'identification des risques dans toutes les opérations et tous les services
- L'évaluation des impacts potentiels, y compris les risques de conformité et les risques financiers
- La documentation des contrôles internes et des processus de surveillance
- Une responsabilité claire attribuée à la direction et au personnel
- Des tests et des examens continus pour garantir l'efficacité
Si vous ne mettez pas en œuvre et ne maintenez pas ce cadre, votre enregistrement en tant que PSP peut être compromis et faire l'objet d'un examen réglementaire.
Pourquoi la gestion des risques dans le domaine des technologies financières est-elle incontournable ?
La gestion des risques dans le domaine des technologies financières est une exigence légale de la Banque du Canada. Elle est également essentielle pour la conformité à FINTRAC et la stabilité à long terme de l'entreprise. Sans un programme de cadre de gestion des risques (CGR) solide et efficace, vous risquez :
- Des sanctions de la part du CANAFE et de la Banque du Canada
- Une hésitation des investisseurs en raison de préoccupations liées à la conformité
- Des interruptions d'activité causées par des audits ou des suspensions de licence
Le secteur des services financiers est l'un des plus réglementés au monde. À mesure que vous vous développez, votre exposition aux risques liés à la conformité réglementaire augmente, en particulier lorsque vous vous étendez à plusieurs juridictions.
Quelles erreurs juridiques éviter pour une gestion efficace des risques liés aux technologies financières ?
De nombreuses entreprises de services monétaires (ESM), prestataires de services de paiement (PSP), encaisseurs de chèques et gestionnaires d'actifs cryptographiques commettent les mêmes erreurs courantes lorsqu'elles développent leurs activités :
1. Ne pas procéder à l'enregistrement approprié en tant qu'ESM ou PSP
Enregistrement auprès de CANAFE pour les ESM canadiennes
Toutes les MSB canadiennes sont tenues de s'enregistrer auprès du CANAFE avant de commencer leurs activités, telles que :
- Services de change
- Services de traitement des paiements
- Transactions en monnaie virtuelle
Les entreprises qui ne s'enregistrent pas auprès du CANAFE s'exposent à des pénalités pouvant dépasser 500 000 dollars, ainsi qu'à d'éventuelles poursuites pénales. À partir du 1er octobre 2025, toutes les autres entreprises, à l'exception des MSB, seront également tenues de s'enregistrer auprès du CANAFE.
Enregistrement RPAA pour les PSP canadiens
Tous les prestataires de services de paiement au Canada sont tenus de s'enregistrer auprès de la Banque du Canada en vertu de la Loi sur les activités de paiement de détail (RPAA). Cette loi réglementaire supervise la manière dont les PSP gèrent les transactions des utilisateurs finaux, rendant la conformité essentielle.
L'une des principales exigences pour mener à bien le processus d'enregistrement RPAA est la réalisation d'un audit préalable à l'enregistrement. Le non-respect des exigences de conformité fixées par la RPAA peut entraîner des amendes, la fermeture de l'entreprise et d'autres conséquences.
2. Programmes de conformité AML faibles ou obsolètes
Le FINTRAC exige un programme de conformité anti-blanchiment d'argent (AML). La mise en place d'un programme solide est une bonne pratique depuis de nombreuses années.
Cependant, disposer d'un programme AML efficace deviendra bientôt une obligation légale, en particulier pour les entreprises fintech canadiennes. En effet, de nouvelles règles AML entreront en vigueur le 1er octobre 2025 au Canada.
Des politiques incomplètes ou obsolètes vous exposeront à des sanctions administratives pécuniaires et à d'autres conséquences. Votre cadre fintech de gestion des risques sera également affaibli en raison d'une mauvaise conformité AML.
3. Négliger les changements réglementaires lors de l'expansion
Vos obligations de conformité évoluent en même temps que votre modèle commercial. Voici quelques exemples courants :
- L'ajout de services de cryptomonnaie peut entraîner des obligations de déclaration supplémentaires.
- L'entrée dans une nouvelle province ou un nouvel État peut nécessiter une nouvelle licence. Par exemple, les entreprises du Québec doivent s'enregistrer auprès de Revenu Québec, en plus de FINTRAC.
Votre approche de gestion des risques fintech doit tenir compte de ces obligations supplémentaires afin d'éviter les erreurs d'échelle commerciale. La création d'un système de surveillance réglementaire et l'abonnement aux mises à jour de FINTRAC et des provinces/États vous aideront à rester à l'avant-garde des changements juridiques.
4. Mauvaises pratiques en matière de tenue de registres et de déclaration
Même si vous suivez les procédures, une documentation insuffisante peut entraîner des violations lors d'un audit du CANAFE. Voici quelques pratiques qui peuvent vous aider à éviter cette erreur dans le domaine de la gestion des risques liés aux technologies financières :
- Conserver les registres des transactions pendant au moins cinq ans (conformément à la législation canadienne)
- Conserver en toute sécurité les documents relatifs à la diligence raisonnable envers la clientèle et à la connaissance du client (KYC)
- Veiller à ce que tous les rapports adressés à FINTRAC soient exacts et remis dans les délais
Vous devez également vous tenir informé des nouvelles réglementations en matière de lutte contre le blanchiment d'argent en déclarant les transactions de 10 000 dollars ou plus à FINTRAC. Une bonne tenue des registres et la déclaration des transactions suspectes renforceront la crédibilité de votre approche de gestion des risques liés aux technologies financières.
Mise en place d'un cadre de gestion des risques évolutif pour les technologies financières
Un plan de gestion des risques bien structuré pour les technologies financières doit inclure :
- Cartographie réglementaire - dressez la liste de toutes les réglementations applicables à vos activités dans chaque juridiction
- Expertise en matière de conformité - maintenez une équipe interne chargée de la conformité ou travaillez avec un partenaire juridique expérimenté tel que Renno Co. & Fintech
- Formation du personnel - formez vos employés aux protocoles de conformité et aux responsabilités juridiques
- Audits internes : effectuez des examens trimestriels de vos procédures AML, KYC et d'octroi de licences
- Plan d'intervention en cas d'incident : documentez la manière de réagir aux audits, aux enquêtes ou aux violations
Si vous pensez ne pas être en mesure de mettre en place vous-même un cadre évolutif de gestion des risques liés aux technologies financières, collaborez avec un partenaire juridique. Renno Co. & Fintech peut vous aider dans votre approche de gestion des risques liés aux technologies financières en élaborant des politiques AML, en nommant des responsables de la conformité externalisés, etc.
FAQ
Quel est le plus grand risque de conformité pour les start-ups Fintech ?
Le plus grand risque de conformité pour les entreprises Fintech est de ne pas mener à bien les processus d'enregistrement pertinents, tels que l'enregistrement MSB, l'enregistrement RPAA et l'inscription de l'entité. Ces erreurs affaiblissent le cadre de gestion des risques Fintech de votre entreprise.
À quelle fréquence dois-je mettre à jour mon programme de conformité AML ?
Il est recommandé de mettre à jour votre programme de conformité AML au moins une fois par an ou immédiatement après des changements réglementaires majeurs. Au Canada, de nouvelles réglementations AML seront mises en œuvre par le CANAFE le 1er octobre 2025. Cela signifie qu'il est temps de prendre une longueur d'avance dans l'élaboration d'un nouveau programme de conformité AML pour votre gestion des risques fintech.
Puis-je externaliser le rôle de responsable de la conformité AML ?
Oui, vous pouvez externaliser les responsables de la conformité AML grâce aux services fractionnés AML de Renno Co. & Fintech. Nous veillons à ce qu'un responsable compétent disposant d'une adresse au Canada soit toujours disponible pour les audits FINTRAC imprévus et autres réunions ayant une incidence sur votre cadre de gestion des risques fintech.
Le Canada a-t-il des exigences différentes de celles des États-Unis en matière de gestion des risques ?
Oui, le Canada a des exigences différentes de celles des États-Unis en matière de gestion des risques liés aux technologies financières, car il est régi par une autorité réglementaire différente appelée FinCEN. Toutes les institutions de services monétaires canadiennes doivent se conformer aux réglementations établies par le CANAFE.
Développez un cadre efficace de gestion des risques liés aux technologies financières avec Renno Co. & Fintech
Il est risqué de développer votre entreprise sans un cadre efficace de gestion des risques liés aux technologies financières et une stratégie de conformité. Vous devez privilégier une approche fondée sur les risques pour les licences commerciales, la conformité AML et le suivi réglementaire.
Collaborez avec un partenaire FinTech tel que Renno Co. & Fintech afin d'éviter les erreurs courantes en matière de gestion des risques FinTech qui peuvent ralentir la croissance de votre entreprise. Prenez rendez-vous dès aujourd'hui avec nos conseillers juridiques afin de mettre en place un programme solide de gestion des risques FinTech.


