La réglementation européenne sur les marchés des crypto-actifs (Markets in Crypto Assets Regulation, MiCA) a introduit des changements radicaux dans le fonctionnement des entreprises de cryptomonnaie à travers l'Europe. Elle vise à clarifier la réglementation et à mieux protéger les consommateurs dans le secteur des cryptomonnaies.
Cependant, la MiCA a également conduit à un régime de conformité complexe qui décourage de nombreuses entreprises. Heureusement, il y a une bonne nouvelle. Une licence Fintech canadienne peut vous aider à éviter les formalités administratives de la MiCA et à bénéficier d'un processus de mise à l'échelle simplifié. Examinons cela en détail.
Qu'est-ce que le MiCA et pourquoi est-il important ?
Le règlement européen sur les marchés des crypto-actifs a été finalisé en 2023. Ses premières phases ont été mises en œuvre en 2024 et son application se poursuivra jusqu'en 2026.
Avec l'introduction du MiCA, des exigences strictes sont imposées aux prestataires de services de crypto-actifs (CASP), notamment
- Licence obligatoire pour exercer dans l'UE
- Exigences en matière de capital et de conservation
- Règles de transparence pour les livres blancs et les émetteurs de stablecoins
- Conformité AML/CTF
- Structures de gouvernance strictes
Presque tous les services liés aux crypto-actifs sont soumis à la MiCA, tels que les jetons utilitaires, les stablecoins, etc. Si vous souhaitez servir des clients de l'UE, vous devez investir dans une conformité complète à la réglementation sur les marchés des crypto-actifs.
Les charges cachées de la conformité MiCA
La MiCA est saluée pour avoir légitimé le secteur des cryptomonnaies en Europe, mais sa mise en œuvre s'accompagne de charges importantes :
1. Processus d'octroi de licence coûteux
L'enregistrement en tant que CASP dans le cadre de la MiCA implique une documentation exhaustive, un examen juridique et la divulgation d'informations opérationnelles. Vous devrez dépenser des centaines de milliers d'euros pour les coûts de mise en place et de conformité MiCA.
2. Embauche de responsables de la conformité locaux
La plupart des CASP devront embaucher des responsables de la conformité européens pour répondre aux exigences KYC et aux obligations AML. Cela augmentera les coûts salariaux, les risques juridiques et les défis liés à l'expansion de votre entreprise.
3. Rapports et gouvernance continus
La réglementation européenne sur les marchés des crypto-actifs impose des exigences détaillées en matière de rapports, en particulier aux émetteurs et aux plateformes de stablecoins. Le non-respect de ces exigences peut entraîner des sanctions réglementaires, voire des poursuites pénales.
4. Retards réglementaires
Le nombre de demandes de licence MiCA augmente avec le temps, ce qui entraîne des retards dans leur approbation. Vous devrez peut-être attendre longtemps avant de pouvoir démarrer vos activités dans le domaine des crypto-actifs.
Toute incohérence dans votre demande peut entraîner des retards supplémentaires en raison d'un examen plus strict de votre demande de licence MiCA.
Entrez au Canada : un climat réglementaire favorable aux fintech
Les fournisseurs de crypto-actifs qui souhaitent opérer dans l'UE peuvent trouver une solution en obtenant une licence fintech canadienne. Le pays jouit d'une réputation positive et d'un cadre réglementaire fiable en matière de conformité.
Les entreprises qui souhaitent éviter les formalités administratives de la MiCA bénéficient d'une licence FINTRAC pour les raisons suivantes :
1. Processus rapide d'octroi de licence aux entreprises de services monétaires (ESM)
L'enregistrement FINTRAC ESM a été introduit en 2008 afin de prévenir le blanchiment d'argent et les crimes financiers. Le Canada possède une vaste expérience dans la vérification de la conformité des entreprises telles que les encaisseurs de chèques et les crypto-actifs.
Le processus d'octroi de licence fintech est également plus simple et plus rapide en raison de la charge moindre liée aux demandes. Les principaux avantages de l'enregistrement MSB FINTRAC sont les suivants :
- Un processus d'enregistrement rapide qui prend quelques semaines, et non plusieurs mois
- Aucune exigence en matière de propriété locale ou d'agents de conformité à temps plein.
- Des directives claires et des formulaires standardisés
Des obligations supplémentaires peuvent s'appliquer à votre entreprise de crypto-actifs, mais le processus restera suffisamment simple.
2. Un environnement favorable à la croissance des entreprises
En tant que start-up fintech dans l'UE, la réglementation des marchés des crypto-actifs peut rendre la croissance de votre entreprise difficile. En effet, vous devrez vous concentrer sur les défis liés à la conformité et attendre longtemps pour obtenir une licence.
En revanche, les programmes gouvernementaux canadiens soutiennent davantage la croissance des petites entreprises grâce à :
- Des bacs à sable réglementaires
- Des crédits d'impôt pour la R&D
- Des projets pilotes d'open banking
Cet environnement fintech progressiste permet aux start-ups de se développer et d'évoluer rapidement. Vous pouvez développer votre activité dans le domaine des crypto-actifs sans craindre la fermeture ou l'arrêt de votre entreprise pour des raisons de conformité.
3. Crédibilité mondiale
Une licence fintech canadienne offre des avantages en termes de réputation :
- Le Canada est une juridiction conforme au Groupe d'action financière (GAFI)
- Les MSB canadiennes sont de plus en plus acceptées par les partenaires bancaires mondiaux
- L'enregistrement auprès du FINTRAC est un gage de légitimité pour les régulateurs étrangers
Cela permet aux entreprises de mettre en place une base d'opérations conforme et de se développer à l'extérieur.
4. Aucune obligation de présence dans l'UE
L'un des principaux inconvénients de la réglementation sur les marchés des crypto-actifs est qu'elle exige une présence physique en Europe. Ce n'est pas le cas lorsque vous créez une entreprise de technologie financière au Canada.
Vous pouvez vous enregistrer en tant qu'entreprise de services monétaires étrangère sans avoir de bureaux physiques ou d'employés au Canada. Mieux encore, vous pourrez réaliser d'importantes économies au cours des premières étapes de votre démarrage.
Comment la licence canadienne de technologie financière peut fonctionner avec la MiCA
Nous comprenons que l'objectif final de votre entreprise peut être de servir des clients européens. Dans ce cas, la réglementation sur les marchés des actifs cryptographiques s'appliquera toujours à votre entreprise.
C'est pourquoi nous vous recommandons d'adopter une approche stratégique qui consiste à obtenir d'abord une licence fintech canadienne, puis une licence MiCA :
1. Construisez une base conforme
Grâce à l'enregistrement MSB canadien et à un programme AML/CTF robuste, votre entreprise fintech peut :
- Ouvrir des comptes bancaires internationaux
- Démontrer sa légitimité réglementaire à ses partenaires
- Attirer plus facilement les investisseurs
Cela rendra votre processus d'obtention de la licence MiCA plus fluide et plus rapide.
2. Lancez-vous et itérez avant de vous développer
Le modèle de conformité de la MiCA rend les premières expérimentations coûteuses, mais ce n'est pas le cas au Canada. Dans ce dernier pays, vous pouvez :
- Lancer votre produit
- Tester l'adéquation de votre produit au marché canadien
- Démontrer l'intérêt des utilisateurs
En effectuant ces démarches avant d'investir dans une conformité européenne totale, vous économiserez de l'argent et accélérerez votre processus d'obtention de licence MiCA.
3. Servez d'abord les marchés hors UE
La plupart des entreprises de crypto-actifs pensent qu'une licence canadienne ne vous permet d'exercer qu'au sein du pays. C'est une idée fausse. Une licence MSB FINTRAC vous permet de servir des clients en :
- Amérique latine
- Asie-Pacifique
- Afrique
- Amérique du Nord (sous réserve des lois locales)
Vous pouvez exercer vos activités dans ces régions afin d'acquérir l'expérience et les ressources nécessaires pour obtenir facilement une licence MiCA.
Ce qu'il faut pour obtenir une licence d'entreprise de services monétaires (ESM) au Canada
Pour enregistrer votre entreprise de technologie financière ou de cryptomonnaie en tant qu'ESM auprès de FINTRAC, vous devez :
- Constituer une société au Canada ou à l'étranger
- Désigner un agent de conformité canadien (peut être sous-traité)
- Élaborer un programme de conformité AML/CTF
- Vous inscrire en ligne auprès de FINTRAC
- Soumettre des informations détaillées sur la propriété, les services et le profil de risque
Le processus prend généralement 5 à 6 mois, avec des frais réglementaires minimes. Contrairement à la MiCA, il n'y a pas d'exigence de réserve de capital.
Évitez les marchés des crypto-actifs et la bureaucratie : obtenez dès maintenant une licence FINTRAC
Le régime canadien est peut-être plus facile à naviguer que la MiCA, mais ce n'est pas un passe-droit. Vous êtes toujours tenu de mettre en œuvre des programmes de conformité KYC et AML robustes.
Le non-respect de ces obligations peut entraîner des sanctions publiques, la perte de relations bancaires ou une responsabilité pénale. Vous pouvez éviter ces problèmes en vous faisant conseiller par un cabinet d'avocats fiable spécialisé dans les technologies financières, tel que Renno Co. & Fintech
Nous sommes spécialisés dans l'aide aux prestataires de services d'actifs cryptographiques pour s'enregistrer auprès de FINTRAC et relever les défis liés à l'obtention de licences internationales. Contactez-nous dès aujourd'hui pour savoir si une licence MSB canadienne est adaptée à votre entreprise.


